Newsletter

Retrouvez les dernières actualités de l'écurie dans notre dernière Newsletter Mars 2018

Suivez-nous !

FacebookLinkedinTwitterYoutube

News

Formula Student Italy 2015

L'EPSA a participé pour la deuxième année consécutive au Formula Student ITALY avec son véhicule Atomix, qui s'est déroulé du 11 au 14 septembre 2015 sur le circuit Riccardo Paletti à Varano de Melegari, près de Parme.

Au cours de cette compétition, 44 équipes venues des quatre coins du monde se sont rencontrées et affrontées lors des épreuves statiques et dynamiques de cet événement.

L'EPSA avec Atomix a su passer toutes les épreuves statiques malgré les retards et les problèmes rencontrés tout au long du projet. La voiture finie à la 24ème place sur 44, ce qui est très encourageant et vient récompenser le travail effectué.

 

Jour 1 : "Techs" et Business Plan

Le premier jour est le plus redouté de la plupart des participants car c’est là où se déroulent la majeure partie des vérifications techniques. En effet, pour que le véhicule ait le droit de concourir aux épreuves dynamiques, il doit respecter un règlement assez précis d’environ 200 pages. Atomix est classée 18ème sur la liste des voitures à passer sous les yeux des juges, ce qui fait passer l’équipe de l’EPSA sous les tentes des vérifications aux alentours de 14h. Après de multiples vérifications sur le châssis, la liaison au sol, la motorisation et la carrosserie, l’équipe est retournée dans son stand pour effectuer des modifications mineures sur des éléments de liaison au sol en particulier. La journée touchant à sa fin, les juges sont venus voir les modifications apportées au véhicule pour finalement donner leur accord à la participation d’Atomix aux épreuves suivantes !
   
Pour terminer, avant que l’heure de fermeture du circuit n’arrive, les pilotes ont pu passer l’épreuve appelée Egress Test, qui consiste à vérifier qu’ils sont capables de sortir du véhicule en moins de 5 secondes. Par la même occasion, le véhicule Atomix a été pesé à 221 kg, ce qui est une première réussite pour l’équipe EPSA qui a pu progresser en perdant une quarantaine de kilos par rapport à Dynamix ! Il ne manquera plus que le test du Tilt (inclinaison de la voiture à 45° puis 60°), du Noise ( pas plus de 110 dB) et du Brake (blocage des 4 roues) avant qu’Atomix ne soit complètement déclarée apte à toutes les épreuves du Formula Student !
   
L’équipe s’est en parallèle attaqué à l’épreuve Presentation.
    L’épreuve Presentation du Formula Student consiste à élaborer un business plan autour du véhicule Atomix, d’être capable de le présenter et de pouvoir le défendre lors d’une séance de questions en face d’un jury d’investisseurs.

 

Jour 2 : Le jour le plus long, les épreuves statiques

L’équipe, surmotivée par l’obtention la veille de l’autocollant « TECH» affirmant la conformité du véhicule au règlement, aborde avec le sourie ce deuxième jour lors duquel la voiture pourra démarrer.
   
La journée commence avec le passage du Tilt-Test. Cette épreuve très impressionnante consiste à incliner la voiture, tout pleins fait avec un pilote, à 45 puis à 60° afin de vérifier l’absence de fuites et la stabilité de la voiture. Le premier passage est non concluant car la roue arrière droite décolle à 60°, mais après un rapide réglage de suspensions Atomix passe cette vérification avec succès pour le plus grand soulagement d’Edgar (le pilote) pas vraiment rassuré et
habitué à ces inclinaisons. Un nouvel autocollant vient orner la carrosserie.
   
Dans la foulée, Atomix se présente au Noise-Test. Lors de cette vérification, le volume sonore de la voiture est contrôlé. Le moteur effectuant ici ses premières rotations italiennes. Le règlement impose, en effet, que la voiture au ralenti ne fasse pas plus de 100 dBC et à 11000 tours/min 110 dBC. Il faudra ici encore un deuxième passage pour que la voiture soit conforme. De lalaine d’acier a du être ajoutée dans le silencieux pour faire perdre une petite dizaine de décibels
à notre monstre rugissant.

Nous avons dû stopper là pour la matinée les vérifications techniques car le Design et le Cost Event nous attendaient.
   
Au cours du Design Event un groupe de juges viennent dans notre stand pour examiner la qualité de l’ingénierie pratiquée pour la conception de la voiture. Après une rapide introduction, des groupes se sont formés suivant les spécialités des juges. Ainsi des groupes pour le châssis, la motorisation, la liaison au sol se sont divisés. La voiture a été appréciée et le potentiel souligné. Nous avons été encouragés pour poursuivre dans cette voie et d’aller toujours plus au fond des choses, en préparant des supports à exploiter le jour de la compétition. Fort de ces remarques, l’optimisation va pouvoir être dirigée dans le bon sens.

Le Cost Event est une épreuve pour laquelle un important dossier doit être effectué. Dans
ce dernier l’ensemble des coûts de la voiture sont évalués. Des juges viennent enfin voir si notre
dossier est conforme à la réalité en vérifiant des points clés. Notre dossier s’est distingué par
le souci du détail dans la description des pièces et par le fait qu’il n’y ait pas de grosse erreur.
Quelques coquilles se sont toutefois glissées par-ci par-là nous laissant donc encore une marge de
progression. L’Écurie commence à acquérir un bon savoir faire qui lui permettra dans les années à
venir de briller dans cette épreuve.
   
L’après-midi débute fort avec les premiers tours de roues d’Atomix sur le sol Italien lors du Brake-Test. Au cours de cette épreuve, la voiture se lance en ligne droite et doit soudain simultanément bloquer ses quatre roues. Cette épreuve a été passée au deuxième essai, après un rapide réglage du pédalier. En effet, pour des raisons de sécurité un coupe-circuit coupant le moteur se situe en bout de course de la pédale de frein en cas de perte des freins. Ce dernier était situé trop près et était déclenché lorsque le pilote enfonçait complètement la pédale.
   
Il était donc environ 15h lorsque Atomix reçut son dernier autocollant et fut donc décrétée apte à concourir sur les épreuves dynamiques. La journée s’est terminée par une vérification complète de la voiture afin qu’elle soit fin prête pour le lendemain et les épreuves dynamiques.


Jour 3 : Les épreuves dynamiques

Cette journée très attendue débute avec une session de «practice» (entraînement) pour permettre à nos pilotes d’accélération de s’entraîner à cette épreuve en particulier. Après quelques démarrages en trombe, durant ces cinq minutes d’essais, la décision est prise de modifier la cartographie moteur pour ajuster le régime du rupteur.

Puis vient l’épreuve d’accélération, sous un ciel menaçant : il ne faut pas trainer pour profiter d’une piste sèche. C’est avec beaucoup de pression que nos deux pilotes Simon et Victor s’élancent l’un après l’autre, pour finalement effectuer ce 75m départ arrêté en 4.462s. Un temps correct qui classe l’EPSA en 14ème position à cette épreuve. Un brin de déception malgré tout, le potentiel d’Atomix étant plutôt de 4s sur une telle distance, temps qui nous aurait permis de
monter sur le podium ! Avec plus d’entrainement pour les pilotes et une cartographie moteur optimisée, la deuxième version d’Atomix s’annonce donc redoutable à Silverstone... A suivre !
   
C’est avec une météo de plus en plus capricieuse que l’EPSA se présente à la seconde épreuve de la matinée, le skid-pad, consistant à parcourir un circuit en forme de huit le plus rapidement possible. Alors qu’Atomix attend son tour, les premières gouttes de pluie rendent la piste chaque seconde un peu plus glissante. Il est temps de monter les pneus pluie. Lorsque Damien s’élance, il s’agit avant tout d’assurer un temps dans de telles conditions, ce qu’il réalise parfaitement, sans toucher aucun cône. Puis vient le tour de Simon, alors que les nuages déversent des trombes d’eau sur la piste, officiellement déclarée « wet ». D’énormes gerbes d’eau sont éjectées par les pneus qui sont à la limite de l’aquaplanning : la concentration est à son comble pour garder « Batomix » sur la trajectoire ! Au final, un temps de 6.2s, excellent vu les conditions, mais qui ne nous permet pas de marquer des points face aux meilleurs, passés sur une piste sèche.

L’après-midi est réservé à l’épreuve d’Autocross, qui est un sprint d’un tour d’un circuit sinueux. Alors que le soleil refait son apparition, la piste est toujours humide. Toutes les équipes s’alignent au départ, attendant que la piste sèche avant de s’élancer. La stratégie de l’EPSA consiste à effectuer un premier run avec Edgar sur cette piste séchante pour assurer un temps, en espérant que les conditions soient meilleures pour le deuxième run.   
Pari gagnant puisque Luc s’élance un peu plus tard, pile au moment où la piste est déclarée « dry ». Ceci lui permet d’effectuer un joli tour en 1’01’’, assurant une qualification en 17ème position pour l’épreuve d’endurance le lendemain. Une fois les quelques cônes touchés durant le tour décomptés, le classement de l’EPSA s’établit à la 25e place.
   
Une bien belle première journée sur la piste, Atomix ayant révélé un beau potentiel pour la dernière épreuve : l’endurance du lendemain.

 

Jour 4 : L'épreuve reine, l'endurance

Le dernier jour de compétition est arrivé, et l’EPSA est motivée à montrer, sur l’épreuve phare de la compétition, le résultat du travail de deux années. Le temps de l’épreuve d’Autocross ayant déterminé l’ordre de passage à l’épreuve d’Endurance, Atomix s’élance vers 10h30. Jérémy, premier pilote de cette épreuve, parcourera les 11 premiers kilomètres, avant de laisser sa place à Clément pour les 11 derniers. Le démarrage de la voiture est autorisé aux alentours de 10h20, ce qui laisse le temps de chauffer le moteur. Les premiers tours de Jérémy sont impressionnants de régularités puisqu’ils se font en environ 58 secondes à chaque tour ! La voiture semble très bien se comporter, et Jérémy assure le tempo.

Vient ensuite vers 10h50 le tour de Clément, pour les 11 derniers kilomètres. Jérémy est très content de la voiture qui n’a aucun soucis, tous se passe à merveille ! Clément s’élance donc 5 minutes après l’arrêt de Jérémy. Pendant les premiers tours, tout semble bien se passer. Après quelques tours, le système de passage de rapports de vitesse montre
des signes de faiblesse, en passant les vitesse très en retard voire pas du tout. Ce souci causera un arrêt d’Atomix sur la piste, puisque la 3ème vitesse est passée juste avant une épingle et a fait caler le moteur. Atomix redémarre sans trop de difficultés.

Vient ensuite le tour des freins arrières de rendre l’âme. Ces derniers avaient causés pas mal de soucis ces dernières semaines. Les tours continuent à s’enchainer sur un rythme réduit car il est très difficile de freiner seulement avec les roues avant qui ont tendances à se bloquer facilement et empêchent le véhicule Atomix de tourner. Après quelques tours, Atomix semble ralentir encore plus. En effet, des modifications avaient étés faites au réservoir d’essence pour qu’il puisse passer les vérifications techniques, ce qui n’a pas permis d’utiliser toute l’essence disponible. Atomix est donc tombée en panne d’essence 4.5km avant la fin de l’épreuve. Nous apprendrons par la suite qu’Atomix n’a consommé que 5.2 litres sur les 5,8 disponibles dans le réservoir d’essence, essence qui aurait peut-être suffi à finir l’épreuve. C’est donc avec tristesse que nous quitterons l’épreuve d’Endurance, même si nous obtiendrons des points pour celle-ci. Cette épreuve aura montré que le véhicule était en très bonne position parmi les concurrents, qu’il pouvait très bien se comporter, et être à la hauteur des attentes de toute l’équipe.

 

Classements et remerciements

Au final, les résultats sont :

  • Design Event : 28ème place avec 93.103 points
  • Présentation Event : 12ème place avec 63.402 points
  • Cost Event : 22ème place avec 70.88 points
  • Acceleration : 14ème place avec 43.719 points
  • Skid-pad : 21ème place avec 2.5 points
  • Autocross : 25ème place avec 66.811 points
  • Endurance : 21ème place avec 27.302 points
  • Total : 24ème avec 345.954 points

L'EPSA tient à chaleureusement remercier ses sponsors et partenaires. Cette belle réussite n'est possible que grâce à votre soutient.